L'ILE D'ELBE, UNE ILE IMPERIALE

Un hommage à cette île de rêve qu'est l'île d'Elbe...
 
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 La route Napoléon, pas à pas...

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Route Napoleon
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MessageSujet: LE LAVEMENT DES PIEDS   Ven 29 Oct 2010 - 13:39

Oui? mais il faut qu'il ait les pieds propres pour entrer dans l'Histoire.

Donc, à l'Auberge Ravanat, Mme Simiand? dite la "Mère Quoâ ", à cause de sa coiffure,
entreprend de lui donner un bain de pied impérial !
Quoi de plus normal, comme disait ma grand-mère, ça monte à la tête...

http://napoleon1er.perso.neuf.fr/Chaudron.html

Comme j'avais prédit aux hôtesses de la mairie,
que je volerais ce chaudron, posé simplement sur une petite estrade,
il est maintenant juché sur une armoire, à l'abri des vilaines mains...



On a d'ailleurs du mal à le photographier...

De Eybens à la Porte de Bonne, il y a une longue ligne droite...

Pendant qu'il trempe, vers 7 heures du soir, à Grenoble, le général Marchand entend de véritables hurlements de la fenêtre de son hôtel qui domine les remparts: face à la Porte de Bonne, plus de 2.000 paysans armés de fourches et de vieux fusils, portant des torches entourant l'avant-garde de Napoléon.

Et tout ce monde crie " Vive l'Empereur ! "
Depuis les remparts, les canonniers répondant par des " Vive l'Empereur ! "
- Sont-elles bonnes vos prunes ?demandent les chasseurs aux canonniers...

L'officier d'ordonnance Raoul, avec deux lanciers, s'approche de la porte et crie :
"Ouvrez ! Au nom de l'Empereur ! "
Le colonel Roussille responsable de la porte de Bonne, fait avertir Marchand qui réplique :
- Dites au colonel de répondre par des coups de fusils ! " et il part rejoindre les remparts.
Il y a là 2.000 hommes armés et 20 pièces de canons.
Il suffit d'un seul coup de fusil pour disperser les assaillants, mais le général Marchand a beau crier, les soldats en riant répondent par des " Vive l'Empereur ! ".
Des royalistes essaient de gagner les canonniers en apportant des saucissons et du vin et les canonniers mangent le saucisson et boivent le vin à la santé de l'Empereur !

Le général Marchand s'adresse à un lieutenant d'artillerie réputé royaliste :
- M. de saint Genis ! Si les hommes ne veulent point tirer, les officiers ne tireront-ils pas ?
- Mon général, nous serions hachés sur les pièces, nos canonniers nous ont prévenus !

salut salut salut



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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Ven 29 Oct 2010 - 16:56

Je crois que je vais commencer à sculpter le chaudron cher Route Napo! tongue

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Percy
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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Ven 29 Oct 2010 - 17:51

Et la figurine de la "Mère Quoâ", alors ? mortderire

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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Ven 29 Oct 2010 - 19:37

A c'est la femme du colonel Chabert,nom des dious! Laughing

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MessageSujet: GRENOBLE   Sam 30 Oct 2010 - 13:54

Parti depuis Corps à 6 heures du matin, même pour des pieds d'Empereur, un bain c'est agréable, mais il est temps d'en finir...
L'Empereur, accompagné de La Bédoyère, rejoint la porte de Bonne, en se frayant un passage à travers la foule :

- Je vous ordonne d'ouvrir !
- Je ne reçois d'ordre que du général ! s'écrie le colonel Roussille
- Je le destitue !
- Je connais mon devoir, je n'obéirai qu'au général !
- Arrachez-Iui ses épaulettes ! crie La Bédoyère aux soldats.



Le tumulte est au comble.
Le général Marchand qui a les clefs de la porte est rentré dans son hôtel et se prépare à quitter Grenoble. Les charrons de faubourg St Joseph apportent un lourd madrier et vont bientôt faire sauter les portes. Marchand avertit en hâte ses chefs de corps et en direction de Chambéry, passe la porte St Laurent avec le colonel Durand la mort dans l'âme car il laisse sa jeune femme, et 2 à 300 hommes qu'on a réussi à rassembler.
En partant, Marchand donne les clefs au commandant Bourgade qui les porte au colonel Roussille qui enfin ouvre les portes toutes prêtes à éclater.
A une heure du matin cette petite troupe s'arrête à saint-Ismier où Marchand a une maison de campagne pour y dormir. Il ne " donne plus aucun ordre "...
Le colonel Durand pousse jusqu'à Biviers chez son beau-père, où sa femme viendra le rejoindre le lendemain après avoir assisté à la revue passée par l'Empereur...

Porté en triomphe Napoléon rentre dans Grenoble à 11 heures du soir.
Il refuse d'aller à la préfecture désertée par M. Fourrier, le préfet, mathématicien qui fut de l'expédition d'Egypte...
Il descend à l'Auberge des Trois Dauphins.
En 1791, le lieutenant d'artillerie Buonaparte, en garnison à Valence, passait à Grenoble et logeait dans cet hôtel, un des plus anciens de la ville dont l'enseigne existait déjà en 1412 !
Plus tard, Stendhal viendra et écrira dans ses mémoires :
" Je loge rue Montorge chez Blanc, dans la chambre n°2 qu'occupa Napoléon à son retour de I'île d'Elbe». En 1815, les Trois Dauphins sont à la famille Labarre. Toussaint Labarre le propriétaire n'est autre qu'un ancien artilleur des campagnes d'Italie et d'Egypte...
L'auberge est au n°7 de la rue Montorge, tout près de la Place Grenette.

C'est aujourd'hui l'Auberge Napoléon, restaurant très réputé à la belle façade flambant neuve...



avec sa plaque commémorative :



Si vous passez à Grenoble, n'hésitez pas à faire étape dans ce restaurant, où le Chef est une femme, ce qui ne manquera pas de plaire au bon docteur Percy...

http://www.auberge-napoleon.fr/



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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Sam 30 Oct 2010 - 15:57

Si en plus de la table, vous recommandez la tenancière, il va de soi que je note cette adresse dans mon calepin ! Laughing

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MessageSujet: MARIE-LOUISE   Mar 2 Nov 2010 - 10:07

Eh bien Napoléon ne s'occupe pas de la tenancière !
La première chose qu'il fait, est décrire à sa femme l'Impératrice Marie-Louise...

Surtout, il expédie un aide de camp, à Turin, avec une lettre pour sa femme Marie-Louise qu'il doit remettre au général autrichien Bubna que Napoléon connaît bien et avec qui il avait sympathisé quand l'Autriche était alliée de l'empire.
Grenoble-Turin ça va assez vite et de Turin le courrier est constant avec la Cour de Vienne.
Dans cette lettre, il lui annonce qu'il est bientôt maître de la France, qu'il l'attend à Paris avec son fils, pour le 20 mars, jour de l'anniversaire de leur petit Napoléon...

L'Impératrice ne quittera pas les bras de Neipperg et par son attitude changera la face du monde.
En effet, Napoléon, si son épouse l'avait rejoint, avait une solution politique :
abdiquer en faveur de son fils Napoléon II et avec Marie-Louise comme régente,
il obtenait ainsi l'aide de son beau-père l'Empereur d'Autriche et pouvait faire l'économie de Waterloo.
On sait ce qu'il advint...

Ce 8 mars, le général Adam Neipperg apprend à l'Impératrice, au retour d'une promenade sentimentale, que Napoléon s'est évadé de l'île d'Elbe... La nouvelle s'étant répandu à Schonbrünn, des domestiques français crient " Vive l'Empereur ! ".
Neipperg menace de les pendre et les fait reconduire à la frontière.
Le 12 mars, Marie-Louise, sous la dictée de son amant, écrit une lettre officielle à Metternich, se déclarant étrangère aux projets de son époux et se mettant sous la protection des Alliés...

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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Mar 2 Nov 2010 - 15:07

Malléable et inconstante Marie-Louise !
Ah, si elle avait eu la trempe d'une Joséphine, tout eût été différent.

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MessageSujet: GRENOBLE   Mer 3 Nov 2010 - 15:25

En six jours, les soldats ont marché plus de 300 km et dans quelles conditions !
Dans la matinée, les derniers retardataires rejoignent peu à peu par petits groupes, l'uniforme couleur poussière. On s'empresse, on les réconforte et on se les dispute pour les inviter chez soi à la table de famille.
Bientôt ragaillardis, ces vieux grognards de la vieille garde se trouveront dans l'après-midi pour une revue solennelle sur la Place de Grenette.
De part et d'autre de leur impressionnant carré, les deux régiments où s'est reformé la garnison de la ville, plus une troupe hétéroclite de militaires en demi-solde de tous grades de toutes armes, aux uniformes fripés sortis des armoires qui forme un bataillon qui vient de naître à Grenoble:
" Le Bataillon de la violette ".

Les rues avoisinantes sont envahies par une cohue de spectateurs. Les fenêtres, les balcons, les bords des toits, tout est pris d'assaut pour voir la première revue.
Les tambours battent "Aux champs", au centre d'un groupe d'officiers empanachés,
de la rue Montorge débouche Napoléon redingote grise, petit chapeau, chevauchant Tauris.
Suivi des lanciers du colonel Jermanowski, rutilant, sabre au clair et tunique au vent. Une ovation formidable couvre les carillons de la collégiale St André. Il est trois heures, cette revue va durer quatre heures. Napoléon passe devant chacun, dialoguant à brûle-pourpoint avec un soldat reconnu tout à coup entre mille. Pour l'Empereur, le triomphe se renouvelle à chaque pas.
Grandiose par un élan patriotique rarement atteint, familière par ces manifestations d'attachement à l'armée, cette revue enchantera les Grenoblois.

Le matin déjà, à l'auberge des Trois Dauphins, Napoléon avait surpris les autorités municipales, judiciaires, religieuses et l'académie, qu'il avait reçu en audience à tour de rôle.
Tous sont curieux et admiratifs, le félicitent de le voir revenir pour relever les principes de la Révolution, et tout en protestant de leur dévouement, lui font sentir qu'il fallait se préparer à un règne différent du précédent.
Devant ce nouveau langage, éloigné de l'humble soumission d'autrefois, Napoléon ne témoigne aucune gêne ni mécontentement.
Tranquille et serein dans son nouveau rôle, il dit à tous qu'il a passé dix mois à réfléchir et à en tirer des leçons, que les outrages au lieu de l'irriter l'avaient instruit:

" Pendant mon absence, on m'a couvert d'injures, on m'a appelé tyran et on m'a donné les noms les plus ignominieux. Pourquoi m'obéissiez-vous donc si j'étais un brigand ? Pourquoi observiez-vous les lois que je vous ai données de votre consentement ? Pourquoi acceptiez-vous les places ?..
Je ne puis supporter qu'on avilisse une nation généreuse qui a partagées mes destinées. Je n'aurais jamais quitter mon île si j'avais cru que la France pût être heureuse.
Mais, dès que j'ai vu Louis XVIII dater l'an vingt et unième de mon règne, j'ai dit il est perdu: il fallait qu'il se dégageât de ses vieilles idées, qu'il s'assit sur le trône que je quittais sans faire de changements, qu'il s'intitulât Louis 1er, datant de l'an l de son règne. Mais pour cela il fallait du courage, de la grandeur et beaucoup d'énergie ! Quand j'ai vu cela, je me suis décidé à revenir en France, sauver ce bon peuple qui ne mérite pas qu'on l'humilie. Ce n'est pas pour moi, j'ai assez de gloire ! Que me faut-il d'ailleurs ? Je mange peu, je dors peu, je n'ai pas de plaisir ...Ce n'est que pour cette grande nation ! "
Puis l'empereur va leur parler de son fils pour qui " il va travailler désormais, qu'il venait pour préparer son règne, le lui ménager digne et tranquille "
Le récit de ces visites officielles est rapporté par le maire. M. Renauldon et plusieurs magistrats dont M. Berriat Saint Prix.


" A Cannes, j'étais un aventurier, à Grenoble j'étais un prince " dit Napoléon dans le Mémorial.
Le Jeudi 9 mars, sur le petit guéridon de sa chambre à l'auberge des Trois Dauphins, vont être signés les premiers décrets impériaux " Par la grâce de Dieu et des Constitutions de l'Empire " il est redevenu Empereur des français.
Il légifère, nommant M. Claude Colaud de la Salcette préfet de l'Isère, destituant M. Harmand le préfet de Gap qui avait déserté, rappelant M. Fourrier, pour être préfet à Lyon.
Le frère du nouveau préfet, Jean-Jacques Colaud commande la 7° division militaire à la place du général Marchand.

Dans l'après-midi du 9 Mars une partie des troupes se met en marche sur Lyon par la porte de France, après avoir franchi l'Isère. Cette porte existe toujours, elle abrite le monument aux morts de la guerre 14/18.
La route, près du jardin des Dauphins, montait à l'époque à flanc de coteau avant de traverser Saint Martin le Vinoux, en direction de Voreppe, Rives et Bourgoin-Jallieu.





Le Bataillon de la Violette traîne à ses côtés des grappes d'amis de parents pour " assurer le retour du Père de la Patrie ".
" Quinze jours après le séjour de l'Empereur à Grenoble, cent Grenoblois au moins étaient à Paris, sollicitant et répétant partout que c'étaient eux qui avaient mis l'Empereur sur le trône "
Stendhal, Mémoires d'un touriste.

Toute une armée, les 5°, 7°, 11° régiments de ligne, le 4° d'artillerie, le 3° du génie, un train d'équipages, un parc d'artillerie,
en tout 7.000 hommes menés par le 4° de Hussards en tenue étincelante bleu et rouge.

Passant la Porte de France, l'Empereur monte en calèche et prend la route de Rives...
Avant de partir, Napoléon fait cette déclaration :

" Dauphinois, sur le point de quitter vos contrées pour me rendre dans ma bonne ville de Lyon, j'ai senti le besoin de vous exprimer toute l'estime que m'ont inspirée vos sentiments élevés. Mon coeur est tout plein des émotions que vous y avez fait naître, j'en conserverai toujours le souvenir .
Napoléon. "...

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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Mer 3 Nov 2010 - 20:15

Le peuple croyait aux promesses impériales d'assouplissement du régime et il l'a suivi jusqu'au bout avec fidélité.
Mais il n'en fut pas de même des classes dirigeantes ni encore moins des autres monarchies européennes qui avaient en horreur ce parfum de violette qui venait chatouiller leurs narines.

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MessageSujet: BOURGOIN   Jeu 4 Nov 2010 - 16:19

Oui Percy.
Les monarchies, en Congrès à Vienne, prêtes à se séparer, vont renforcer leur alliance, à l'annonce du débarquement !
Votre grand ami Joker nous a annoncé, sur un autre Forum, l'assassinat de Napoléon par Talleyrand :

http://www.napoleon1er.org/forum/viewtopic.php?f=7&t=6620&start=0

C'est déjà le début de la fin ?


marche marche marche

La Route Napoléon officielle s'arrête à Grenoble.
La dénomination est réservée au tronçon Golfe-Juan-Grenoble,
c'est bien sûr artificiel, nous savons qu'elle continue jusque Waterloo,
comme l'indique cette borne :





Le jeudi 9 mars Napoléon quitte Grenoble en calèche par Voreppe, Moirans où est le Gendarme Hubert, puis par Rives où il soupe d'un bon bouillon chaud car il a pris froid.
Cette maison qui existe toujours est une Banque régionale.

Napoléon s'en va coucher à Bourgoin-Jallieu, patrie de San Antonio...
Bourgoin n'est à cette époque pas encore rattaché à Jallieu, comme il est dit sur la plaque commémorative conservée sur le nouvel édifice qui a remplacé l'hôtel où a couché l'Empereur.



na! na! na!



Dernière édition par Route Napoleon le Jeu 4 Nov 2010 - 16:21, édité 2 fois (Raison : corrections)
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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Jeu 4 Nov 2010 - 18:34

C'est cet assassinat tracé d'un coup de plume qui a influencé la suite de l'épopée et conduit à l'issue tragique que l'on sait.

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MessageSujet: LYON   Jeu 4 Nov 2010 - 20:42

salut Vous ne croyez pas si bien dire Percy !

A Paris, on s'est agiité après la messe des Rameaux et les vêpres.
Louis Aragon, dans la Semaine Sainte qu'il faut absolument avoir lu pour cette période, parle des Tuileries comme d'une volière. Il est décidé d'envoyer le frère du Roi Louis XVIII résister à Lyon
avec un maréchal au moins pour le guider, on ne sait jamais...
Ce sera Macdonald, en route pour Nîmes, qui sera détourné..
Le Comte d'Artois arrive à Lyon, le 8 mars, espérant que la garnison de Grenoble aura fait le travail.
Mais les troupes, 30.000 hommes, que le ministre de la guerre, le maréchal Soult, veut concentrer autour de Lyon ne sont pas arrivées. il n' ya sur place que les 20° et 24° de ligne et le 14° dragons.
La Garde Nationale doit approcher des 6.000 hommes, mais n'a que 1.500 fusils.
Le 8 mars, Napoléon est à Grenoble qu'il quitte le jeudi 9 à la tête de 7.000 soldats.
Après avoir dormi à Bourgoin, vendredi 10 mars, étape triomphale, dans ces régions toutes acquises à la cause. napoléo durant l'Empire a soigné Lyon qui avait souffert durant la Révolution. Il y est passé plusierus fois retour d'Egypte, aller-retour en Italie

Le vendredi soir, il est à la Guillotière, pont très célèbre à Lyon, mais commune indépendante de la grande cité à l'époque.
Le pont est gardé et barricadé par les Royalistes.
On n'a pu faire sauter le pont car on manque de poudre et on le sent bien, la population a un mauvais esprit, c'est bien connu...

Le Duc d'Orléans est arivvé sur ces entrefaites et déclare à son cousin :
" Cette affaire-ci ne saurait être longue, le cas est désespéré. Il me semble qu'il ne reste qu'une chose à faire, c'est de vous replier "
Le Comte d'Artois ne veut pas laisser la seconde ville de France à l'Usurpateur
et déclare attendre le maréchal Macdonald pour avoir son avis.
Le maréchal est encore à un relais de poste quand on le fait accélérer.
Macdonald remonte en voiture, dont l'essieu se brise un peu plus loin.
Il fait le reste à pied et arrive à 10 heures du soir chez le Comte d'Artois, qui, aussitôt, lui remet le commandement, avec pleins pouvoirs...
Le maréchal apprend qu'on ne peut compter sur les troupes
et que des ordres sont déjà donnés pour évacuer.

" Vous abandonnez Lyon ! Mais où vous arrêterez-vous après avoir quitté la barrière du Rhône ?
- Nous n'avons ni munitions, ni canons, répond Monsieur. Les troupes manifestent hautement qu'elles n'opposeront pas de résistance et la plus grande partie de la population se prononce contre nous...
- Essayons un moyen déclare le maréchal. Suspendons d'abord le mouvement rétrograde et rassemblons nos troupes à 6 heures du matin...
Les ordres sont donnés avec rassemblement à l'aube, Place Bellecour.
C'est le général Brayer qui commande à Lyon.
Vers 3 et 4 heures du matin il vient prévenir Macdonald que les troupes refusent d'être passées en revue par les Princes.
D'autre part on n'a pu trouver un commissaire des guerres pour viser les bons d'approvisionnement.
Donc pas de repas, ni de boissons...
Place Bellecour sous une pluie battante, la troupe est remontée.
On entend " Vive le maréchal ! "
Macdonal fait former les carrés
et entreprend une allocution royaliste, finissant en leur demandant de crier " Vive le Roi ! "
Pas un mot...
Macdonald d'une voix forte " Vive le Roi ! "
Pas un mot...
Il fait aller chercher le Comte d'Artois, qui arrive devant le 14° dragons.
Le Prince s'approche d'un vieux sergent décoré, lui parle avec bonté louant son courage.
L'autre bouche cousue, immobile, impassible...
Son colonel et des officiers crient " vive le Roi ! "
Le vieux soldat reste inébranlable.
Le Comte d'Artois est rouge de colère. Il fait renvoyer tout le monde dans ses quartiers.

Macdonald raseemble ses officiers pendant que le Comte d'Artois part inspecter les ponts.
Pendant 2 heures Macdonad discute avec les officiers, en grand nombre, leur démontrant la folie de Napoléon et les fléaux qui vont s'abattre...
Mais tous se plaignent des Bourbons qui ont maltraité l'arméeau profit des Emigrés rentrés.
Ils promettent rien de plus que de tenir leur place et de riposter s'ils sont attaqués.
Macdonald, fatigué de ne rien obtenir, les congédie puis va prévenir le Comte d'Artois qu'il vaut mieux qu'il parte car toute résistance est nulle.
- Et vous ? dit le Prince
- Moi, je reste je ne crains rien de la troupe, mais tout à craindre pour vous...

Le Duc d'Orléans part le premier.
En route, il rencontre le général Simmier qui descend sur Lyon, à la tête du 72° de ligne.
Il le fait rétrograder sur Roanne.
Simmier déclare que ses hommes sont fatigués et qu'ils vont bivouaquer.
Le Duc d'Orléans comprend et n'insite pas...

Le Comte d'Artois à son tour quitte Lyon, escorté par les Gardes Nationaux et un détachament du 14° dragons.
Macdonald est soucieux. Le préfet vient de quitter la ville. Le maréchal convoque le maire et lui demande de désigner 30 hommes, auxquels on ferait endosser l'uniforme des gardes nationaux, volontaires qu'on paierait pour faire feu. L'action se trouverait ainsi engagée...
Le maire répond qu'il ne se trouvera personne.
Macdonald monte à cheval avec son état-major et part inspecter le Pont Morand.
Il voit du mouvement du côté du pont de la Guillotière.

Un officier vient au galop à sa rencontre :
" C'est une avant-garde de Napoléon !
- Que s'est-il passé ?
- Ils ont bu ensemble...
- Courez à la Place Bellecour! Amenez les 2 bataillons de réserve et placez à droite et à gauche du pont ! Allons Messieurs pied à terre ! "

Mais à ce moment, les hussards du 4°, éclaireurs de Napoléon, apparaissent à l'entrée du pont.
La foule mêle ses cris et ses acclamations à ceux des bateliers.
Les faibles barricades sont franchies...

Macdonald n'a que le temps de galoper pour ne pas être pris par d'autre hussards arrivés par le pont Morand.
Un brigadier lui crie " Maréchal ! Rendez-vous ! "
Macdonald lui lance un coup de poing sur l'oreille. A brides abattues, il file par la Porte de Vaise.
Il passe près de sa voiture, contenant une grosse somme en or, abandonnée par ses postillons
et s'enfuit sur la route du Bourbonnais, après s'être emparé des chevaux de 2 gendarmes,
plus frais que le sien...

( Macdonald - Souvenirs chez Plon, pages 347 à 349)


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général BERTRAND
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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Jeu 4 Nov 2010 - 23:38

A Waterloo, près du Cambronne, la fameuse borne de N.B. Norbert BRASSINE comme Napoléon Bonaparte!

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MessageSujet: LYON   Ven 5 Nov 2010 - 9:53

salut Oui Général Bertrand, j'aime beaucoup cette borne... salutempire
Beaucoup de souvenirs...


Ce vendredi 10 mars, Napoléon a quitté Bourgoin.
A 10 kms de Lyon, il rencontre une foule d'hommes et de femmes, venus à cheval ou en voiture, comprenant des gens de toute classe.
Le général Brayer, commandant de Lyon, dès le départ de Macdonald, est venu, à la tête de l'état-major de la division, rejoindre l'Empereur.
Napoléon monte à cheval et fait son entrée, à 8 h. du soir, par le pont de la Guillotière.
Au bout du pont, le maire de Lyon, le Baron de Fargues lui remet les clefs. Napoléon descend au Palais de l'Archevêché, pour coucher dans les appartements quittés, le matin, par le Comte d'Artois...

Toute la ville de Lyon est illuminée.
Place Bellecour, la foule portant des torches, criant :
" Vive l'Empereur ! A bas les prêtres ! A bas les nobles ! A l'échafaud les Bourbons ! "

Samedi matin, 11 mars, Napoléon passe en revue des troupes, Place Bellecour, dont un régiment de Montbrison qui vient d'arriver et lui apprend que le département de La Loire arbore la cocarde tricolore.
La revue dure deux heures...
Puis, il fait un nouveau courrier pour Marie-Louise.

En deux jours il promulgue pas moins de 11 décrets.
Il légifère en Empereur, à Sainte-Hélène, il dira tout le plaisir retrouvé
" J'étais redevenu une grande puissance..."
Comme à Grenoble, il reçoit les autorités civiles, judiciaires et militaires.
Comme à Grenoble, il répète qu'il vient pour sauver les principes de la Révolution,
en acceptant les Traités signés avec l'Europe avec laquelle il veut vivre en paix.
Il déclare qu'il sera bientôt à Paris où il convoquera la Nation pour modifier les constitutions de l'Empire.

Dès le 11 mars il fait préparer des bateaux sur la Saône pour faire embarquer des troupes, transportées par voie d'eau, à Châlons... Pas bête Napoléon...

Fleury de Chaboulon, le sous-préfet qui lui avait rendu visite à Porto-Ferraio, est arrivé à Lyon...

(Fleury de Chaboulon - Mémoires)



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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Ven 5 Nov 2010 - 13:16

Fleury de Chaboulon se "vanta" d'avoir décidé l'Empereur à quitter l'île d'Elbe, le rocher comme disent mes amis de l'endroit! Je doute, je crois que Napoléon avait déjà pris sa décision...

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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Ven 5 Nov 2010 - 20:04

Selon Gruyer, la décision de revenir en France avait déjà mûri dans l'esprit de l'Empereur dès Après l'abdication de Fontainebleau.
Un homme tel que lui ne pouvait se résigner à se laisser abattre sans tenter un dernier coup de poker.
Il lui fallait simplement attendre le moment propice et il savait déjà qu'il lui faudrait patienter moins d'un an pour cela.

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MessageSujet: MACON   Sam 6 Nov 2010 - 16:16


marche marche marche marche

Le lundi 13 mars 1815,
Napoléon quitta Lyon, à 13 h. par la Barrière de Vaise faisant ses compliments au maire, le baron de Fargues, direction Villefranche où il est à 15 heures.
Il descend à l'Hôtel de ville pour déjeuner. 60.000 personnes sont assemblées.
Il arrive à Mâcon, le soir de ce lundi à 19 h. et descend à l'Hôtel du Sauvage, qui est prsè du pont qui mène à Saint Lauent.

Le soir à Mâcon, il put se déclarer mécontent du peu de résistance qu' offrit en 1814 la ville de Mâcon face aux Autrichiens.
Les habitants lui répondirent " Pourquoi nous avoir donné un si mauvais maire ? " .
Le préfet Germain s'est enfui la veille, après avoir publié un libelle injurieux.
Napoléon hausse les épaules :
- Je l'ai fait pourtant autrefois, Chambellan et Comte. Ce petit Germain s'est cru obligé de fuir ? Il nous reviendra."

La Garde a rejoint par coche d'eau sur la Saône.

C'est ce jour fatal où est annoncé le message, si bien repris par Joker de " L' Assassinat virtuel ",
par les Souverains réunis en Congrès de Vienne d'un texte vengeur inspiré par Talleyrand interposé...
On fera tout pour que ce soit rapidement divulgué.
Napoléon en prendra connaissance dans peu de jours et en sera abatttu.

Macdonald, qui avait tellement peur d'être pris, a rattrapé le carrosse du Comte d'Artois, vers Paris. Macdonald en arrivant voit Blacas de la Maison du Roi, pour le prévenir que les troupes ne croiseraient pas le fer entre elles, mais qu'il devient urgent de prendre des mesures.
Le maréchal Ney, convoqué le 6 mars, par Soult, dans son château des Coudreaux à Chateaudun, est arrivé à Paris, le lendemain 7 mars, alors que Napoléon est à Laffrey...
Il apprend la nouvelle chez son notaire, se tape la tête contre la cheminée : " Quelle chose affreuse ! Que va-t-on faire ? Qui opposer à cet homme ? "

Eh bien, ça va être lui, qui est envoyé à Besançon prendre le commandement,
tandis que Monsieur est envoyé à Lyon, avec le succès que l'on sait...
Ney arrive à Besançon dans la matinée du 10 mars.
C'est Bourmont, le futur traître de Waterloo qui commande.
Ney ne connaît pas Bourmont et désireux d'avoir un ami auprès de lui en ce moment critique, il fait venir le général Lecourbe, vieux Républicain qui vit tout près, à Lons-le-Saunier...


salutempire salutempire salutempire
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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Dim 7 Nov 2010 - 13:05

On voit ici à quel cruel dilemme les maréchaux furent confrontés, eux qui, libérés de leur serment par l'Empereur lors de la première abdication, se retrouvaient à présent coincés entre leur désir de protéger la patrie menacée à ses frontières et leur serment de fidélité au Roi.
Aussi, les présenter comme autant de traîtres en puissance, ainsi que s'y est ingéniée la mythologie napoléonienne, est quelque peu simpliste.

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MessageSujet: MACON   Lun 8 Nov 2010 - 15:28

Oui Percy, vous avez mis le doigt où ça fait mal !

Le 13 mars, jour fatal où à Vienne votre ami Talleyrand met au point son offensive, le maréchal Ney envoie un courrier, de Besançon, au maréchal Suchet, qui commande à Strasbourg :
" Nous sommes à la veille d'une grande Révolution. si nous ne coupons pas la mal à la racine, il ne nous reste aucun espoir. Tout le monde est foudroyé par la rapidité de l'avance de Napoléon et il faut bien dire qu'une certaine classe de gens l'ont aidé tout au long de son passage. Il est à craindre qie les troupes ne soient infectées... J'espère, mon cher maréchal, que nous verrons bientôt la fin de celle folle entreprise surtout si nous faisons marcher nos troupes et si nous concentrons notre action. "
On voit que ce 13 mars, Ney pense encore en termes d'attaque.
Pourtant quand il fait le compte, il a bien peu d'hommes encore moins de munitions, pas d'artillerie, ni de chevaux. Il fait venir 18 pièces de Châlon-sur-Saône, mais elles sont jetées à l'eau par les habitants !
Il n'a aucun ordre du ministre Soult, ni de Paris et pense que le Comte d'Artois fait le nécessaire sur Lyon,
quand il apprend par des civils que Napoléon est entré à Lyon...

En lisant les Mémoires de Vitrolles ou de la Comtesse de Boigne, on s'aperçoit qu'à Paris on commence à s'inquiéter et certains pensent déjà à retirer de l'argent pour louer des voitures. On compte fermement sur Ney, mais les nouvelles de Lyon font douter...
Marmont déclare qu'il faut résister à tout prix et on forme un corps d'armée au sud de Melun, sous les ordres du Duc de Berry, le fils du Comte d'Artois. Le maréchal Marmont trouve que le favori Blacas est de mauvais conseil auprès du Roi Louis XVIIII, parle d' l'enlever pour le déporter...

Napoléon poursuit sa route inexorablement.
Le mardi 14 au matin, à Mâcon, il fait un discours du balcon de l'Hôtel Sauvage, il est juste gêné par un mauvais rhume. L'hiver s'attarde et la pluie fine est mordante...
En route pour Châlon-sur-Saône, la ville de Vivan Denon.

Pour aller de paris à Lyon il y a deux routes :
- celle qui descend par la Loire, route empruntée en 1814 pour aller à l'île d'Elbe
- celle qui monte par la Bourgogne, celle de 1815.



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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Lun 8 Nov 2010 - 15:39

Quelque peu contraints en raison de l'attitude des troupes, les maréchaux se rallieront de mauvaise grâce à Napoléon.
Ceci explique leur mauvais esprit, leur peu d'enthousiasme et le cruel manque de coordination qui fera tellement défaut le 18 juin dans la plaine de Mont-Saint-Jean....

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MessageSujet: TOUNUS   Lun 8 Nov 2010 - 18:13

Le maréchal Ney après le courrier à Suchet, se rapproche de la Vallée de la Saône, transportant son Q.G. à Lons-le-Saunier., ce qui montre bien son engagement. Il est logé à l'Auberge de la Pomme d'Or.
Sa nuit va être diificile, car des émissaires, envoyés de Lyon par le général Bertrand sont parvenus à le joindre et vont le retourner.
Le 14 au matin, il commence à douter...

Le 14 au matin, le Prince de Talleyrand fait comme à son habitude la grasse matinée.
Vienne, la capitale Autrichienne, est sous la neige, ce qui donne une atmosphère ouatée.
Talleyrand, installé à l'Hôtel Kaunitz, se fait pomponner par son barbier quand il demande :
- A-t-on fait partie ma lettre pour la Princesse de Courlande ?
- Elle est encore ouverte mon oncle répond la Duchesse de Dino. vous vouliez lui ajouter quelques mots en lui envoyannat le texte de la " Déclaration "
Et Talleyrand ajoute ce post-scriptum :
" Je ne crois pas chère amie, qu'il ait paru une pièce semblable à celle que je vous envoie. L'Histoire ne fournit aucun exemple d'un pareil repoussement par tout le genre humain ".

Le 14 au matin Napoléon arrive à Tournus, qui en 1814 a bien résisté face aux Autrichiens, ce qui lui vaut la légion d'Honneur.
Dans cette ville charmante et gatronomique, où est le musée Greuze, en se promenant le long du quai de Saône, on peut voir la plaque commémorative de la demeure du Grognard Putigny
qui a laissé des si bonnes Mémoires, parus chez Gallimard :



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MessageSujet: Re: La route Napoléon, pas à pas...   Mar 9 Nov 2010 - 15:44

Tandis que l'Aigle vole de clochers en clochers, le prince de Bénévent continue à tisser la toile dans laquelle son ancien maître finira par s'engluer.
On ne peut nier qu'il s'agit d'un talent inné chez lui et qu'il sut en faire un art majeur tout au long de sa carrière politique.

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MessageSujet: CHALONS   Mer 10 Nov 2010 - 9:46



De Tournus à Châlons la foule est dense sur les bords de la route, toujours criant " Vive l'Empereur !"
mais aussi : " A bas la calotte ! Mort au commis ! Mort aus rats ! "...
La grande ville de Châlons attend son Empereur depuis midi. L'an dernier, en mars 1814, elle a très bien résisté aux Autrichiens. Dans les rues 20.000 paysans endimanchés, venus de partout, de Charolles, de Paray-le-Monial.
C'est le soir, à la nuit tombante, que Napoléon fait son entrée, sa voiture marchant au pas.
Un bivouac improvisé s'établit dans les faubourgs pour les soldats. L'Empereur descend à l'Hôtel du Parc, l'hôtel aux 40 fenêtres, en bordure de Saône, au centre ville, désormais Quai Gambetta.
Napoléon reçoit une députation venue de Beaune et una autre venue de Dijon.
Gêné par son mauvais rhume, il se fait tirer les bottes et prend un bain bouillant et se couche en hâte...
A l'aube il est déjà à sa table de travail

Demain 15 mars, au moment où Percy part cueillir sa Rose de Picardie, Napoléon fait, lui aussi, un pélerinage. il s'écarte de la route et au sortir de Châlons, prend la direction d'Autun, situé à une cinquantaine de kms.
Non pas pour se souvenir de Talleyrand, éphémère évêque en 1789,
mais en souvenir de son séjour avec sa Rose-Joséphine,
à l'Hôtel " Saint-Louis et de La Poste " au 5 et 6 rue de l'Arbalète.
Dans cet hôtel on propose toujours à la clientèle la Chambre Impériale



Située au 1er étage cette chambre a conservé son mobilier d'époque avec 2 lits : Napoléon aurait couché dans celui le plus proche de la cheminée ?
En tout cas, voilà une bonne adresse pour notre Percy :

http://www.hotelsaintlouis.net/

Avant Autun, Napoléon est passé à Mercurey, ville du général Duhesme, pas encore mort à Genappe, où il repose en paix...





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MessageSujet: SAULIEU   Jeu 18 Nov 2010 - 20:05

Après un week-end en Belgique et une prière à Sainte Gudule pour que la pluie cesse,
il est temps de sécher l'ordi pour retrouver la Bourgogne,
où Napoléon s'est remis en route vers Saulieu.

Bien sûr Autun mérite un plus long séjour,
si on se souvient que les jeunes frères Bonaparte y ont commencé leurs études...
L'école existe toujours, imposante, à votre gauche en entrant en ville :


http://napoleonbonaparte.wordpress.com/2007/09/09/bonaparte-eleve-au-college-dautun-a-lecole-de-brienne-a-lecole-militaire-de-paris/
et
http://lyc71-militaire.ac-dijon.fr/

Jeudi 16 mars 1815

Départ d'Autun, pour se diriger sur Chissey.
Ce n'est plus la route habituellle mais je vous la garantie très belle et très rustique.
On est pas lon de la Nièvre, de Chateau-Chinon dans le Morvan avec ses forêtes épaisses...

20 lieues de route jusqu'à Avallon acclamé par les paysans qui crient en roulant les R :
" Vive l' Empairreurr ! "
On relaie à La Pierre Ecrite et on descend sur Saulieu,
Napoléon en calèche à six chevaux, escortés par les Polonais, rouges et or,
menant Tauris son cheval " blanc persan "...

A Saulieu haut lieu gastronomique, on peut voir cette Borne Impériale,



près l'Hôtel-Restaurant " La Borne Impériale ",
situé pas loin de " La Côte d'or " du regretté Bernard Loiseau.



On peut lire cette vieille plaque commémorative :
Napoléon Bonaparte fit étape à Saulieu
Les 10 janvier 1802, 7 avril 1805
Et à son retour de l'Ile d'Elbe
Le 16 mars 1815




A Saulieu, on retrouve la RN 6, qui vient d'Arnay-le-Duc,
et vous remarquerez la statue du boeuf charolais



marche marche marche marche marche marche




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